L’ONU a ainsi fustigé lundi 19 août les violences « inadmissibles » qui se banalisent contre les travailleurs humanitaires dont 280 ont été tués dans le monde en 2023, un record nourri par la guerre à Gaza.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), ce chiffre représente une augmentation de 137 % par rapport à 2022, année au cours de laquelle 118 travailleurs humanitaires avaient été tués.
Gaza, terre particulièrement meurtrière
Pire encore, l’année 2024 pourrait être encore plus meurtrière.
Au 7 août, 172 travailleurs humanitaires ont été tués cette année, a souligné l’OCHA, citant le décompte provisoire de la base de données « Aid Worker Security Database », qui remonte à 1997.
Selon ces données, plus de la moitié des morts de 2023 (163) sont des humanitaires tués à Gaza lors des trois premiers mois de la guerre entre Israël et le Hamas, principalement dans des frappes aériennes.
Depuis octobre, plus de 280 travailleurs humanitaires ont été tués à Gaza, dont une majorité d’employés de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), selon les Nations Unies.
Un enfant d’un an est examiné pour détecter des signes de malnutrition dans un centre d’accueil à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.
Le Soudan du Sud, un des endroits les plus dangereux pour les humanitaires
Le Soudan du Sud, frappé par des violences civiles et intercommunautaires, et le Soudan, où une guerre entre deux généraux rivaux fait rage depuis avril 2023, sont les deux autres conflits les plus meurtriers pour les humanitaires, avec respectivement 34 et 25 morts.
En outre, les « niveaux extrêmes de violence » au Soudan et au Soudan du Sud ont contribué à augmenter le nombre de morts en 2023 et 2024.
Au Soudan du Sud par exemple, 267 incidents liés à l’accès humanitaire ont été signalés entre janvier et…
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Auteur: Nations Unies FR

