Journée pour l’avortement : à Montpellier, des manifestantes inquiètes de la dégradation des droits et de la montée du RN

Comme tous les ans pour la journée de lutte pour le droit à l’avortement, une manifestation a eu lieu ce lundi 28 septembre au soir à Montpellier à l’appel de l’inter-organisation féministe de la ville. Parmi les 300 personnes présentes, Le Poing a discuté avec quelques participantes, entre constat d’un recul du droit à l’IVG et inquiétudes sur une possible arrivée au pouvoir du RN.

« Désolé Mamie, ça recommence, non à la régression » ; « Le droit d’avorter, c’est un choix, pas un chemin de croix » ; ou encore « On est pas là décorer, on détruira votre société ». Ce lundi 28 septembre au soir, alors qu’une foule de 300 personnes se rassemblait au Peyrou, les slogans ont très tôt commencé à fuser. L’inter-organisation féministe de la ville appelait à une manifestation entre l’arc de triomphe montpelliérain et la Comédie.

« Ne pas avoir droit à l’avortement, c’est l’enfer »

Dans la foule, Christine, ancienne prof retraitée rentrée à la FSU par le féminisme et la lutte anti nucléaire, explique sa présence : « L’avortement, comme tous les droits pour les femmes, si on ne se bat pas pour les garder ils s’envolent. C’est un droit qui peut être dans la Constitution, depuis 2024 en France, mais concrètement on peut ne pas pouvoir exercer ce droit. Si on décide par exemple que c’est plus remboursé, il n’y a que les riches qui ont le droit de disposer de leur corps. Si on met la limite de temps à quatre semaines, on l’interdit pas, sauf qu’on sait pas qu’on est enceinte. »

Dès le début du rassemblement, les prises de parole de l’inter-organisation féministe insistaient sur « des droits fragilisés par le manque de moyens » Fermetures de centres de santé sexuelle, baisses de budgets, dégradation de l’offre hospitalière : les causes matérielles sont multiples. Le Planning Familial de l’Hérault se trouve ainsi régulièrement en grandes difficultés…

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Auteur: Le Poing