Exercice inédit dans les commissions des finances ce 16 juillet. Les parlementaires, réunis le temps d’une audition organisée en dehors d’une session ordinaire ou même extraordinaire, ont commencé à débattre et à questionner de façon précise les grandes orientations d’un début de projet de loi de finances 2026, qui n’en est toutefois pas encore formellement un. Ses contours précis seront présentés dans un peu plus de deux mois. D’ici le début de l’automne budgétaire, l’été sera studieux dans les deux assemblées, comme à Bercy. Au lendemain de la présentation d’un plan d’effort de près de 44 milliards d’euros, pour ramener le déficit à 4,6 % du PIB l’an prochain, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin est venue assurer le service après-vente du gouvernement, et répondre aux nombreuses interrogations de la représentation nationale, d’abord à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, pendant quatre heures et demie.
« Aujourd’hui, nous sommes au temps zéro, celui du point de départ de la construction du compromis que nous devons trouver ensemble, pour donner au pays un budget cet automne, dans les délais, et ne pas nous retrouver dans la situation où nous commencerions une année sans budget », a résumé la ministre, en première ligne dans ce dossier à haut risque.
« On ne peut pas revoir l’objectif », prévient la ministre des Comptes publics
Si la majorité sénatoriale de droite et du…
Auteur: Guillaume Jacquot

