« L’idée selon laquelle l’Ademe serait hors de contrôle est fausse. » D’entrée, le président de l’Ademe a choisi l’offensive. Sylvain Waserman veut « remettre les pieds dans le plat » et répondre à l’une des principales critiques adressées aux agences de l’État, leur manque supposé de contrôle. Le patron de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) rappelle que l’agence est soumise à un contrat d’objectifs et de performance comportant 22 indicateurs chiffrés, notamment sur l’efficacité carbone des euros investis. « L’État fixe des objectifs chiffrés » et la rémunération variable du top management dépend de leur atteinte », souligne-t-il.
Il insiste également sur les contrôles dont fait l’objet l’établissement. Depuis son arrivée, assure-t-il, près de 6 000 pages de rapports d’inspection ont été produites. « Ces rapports ne sont pas là pour caler des bureaux », lance-t-il, en affirmant que leurs recommandations sont effectivement mises en œuvre. Pour Sylvain Waserman, l’Ademe n’agit donc pas en dehors de l’administration : ses tutelles participent à son conseil d’administration et aux réunions préparatoires, tandis que ses équipes travaillent quotidiennement avec les directions centrales.
Quel périmètre pour l’Ademe ?
La rapporteure LR Christine Lavarde ne conteste pas cette démonstration de contrôle, mais souhaite recentrer les échanges sur…
Auteur: Emma Bador-Fritche
