Julian Assange, combattant de la liberté, prix éthique Anticor

En janvier 2008, WikiLeaks publie des documents d’une banque suisse, et les relevés bancaires des clients qui avaient un compte dans une filiale aux Îles Caïmans. C’était la première grande fuite qui dévoilait la richesse confisquée aux nations.

En 2010, WikiLeaks publie une vidéo de l’armée américaine montrant des civils tués gratuitement par un hélicoptère à Bagdad. D’autres documents permettent de savoir que la guerre a fait 66 000 victimes civiles et que l’armée américaine avait livré plusieurs milliers d’Irakiens à des centres de détention pratiquant la torture. Ces documents révèlent des crimes de guerre et les mensonges de l’histoire officielle.

En 2015, Wikileaks révèle que des présidents français ont été espionnés par les Etats-Unis: Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient sur écoutes. Et les informations étaient partagés avec l’Australie et le Royaume-Uni. L’ampleur des pratiques d’espionnage entre pays qui se disent amis était inconnue jusqu’alors.

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks est un combattant de la liberté.Il s’est battu pour nous, pour notre droit de savoir. Il s’est battu contre la raison d’État. Il s’est battu pour mettre en place un système de renseignement au service de la vérité et des citoyens.

Il a fait tomber des mises en scène dans lesquelles des pouvoirs s’autorisent la transgression des lois et le refus des règles communes. Il a exposé le pouvoir a la lumière du soleil.

Il paie aujourd’hui prix de son courage. Contraint de se réfugier à l’ambassade de l’Équateur à Londres en juin 2012, il y reste 6 ans et 9 mois sans voir la lumière du jour. Il est depuis dans une prison de haute sécurité, prisonnier politique dans un pays qui se dit respectueux des droits fondamentaux. Le rapporteur aux droits de l’homme de l’ONU a pourtant constaté qu’il était détenu dans des conditions d’oppression, d’isolement et de surveillance non justifiées.

Celui qui dénonce un crime ne peut être traité comme celui qui commet un crime. Sauf quand le pouvoir est criminel.

Sans doute, la justice permet cette suprême injustice. Cela nous renvoie à ce qu’écrivait Montesquieu: « Il n’est pas de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et sous les couleurs de la justice ».

Nous soutenons Julian Assange, car il a eu le courage de chercher la vérité et de la dire, et de refuser la loi du mensonge triomphant.Nous le soutenons parce qu’il n’a pas…

La suite est à lire sur: www.anticor.org
Auteur: Eric

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com