«Chaque guerre est le résultat de mensonges médiatiques», Julian Assange
Il était devenu le symbole mondial des persécutions contre les lanceurs d’alertes. Et la démonstration que le «camp du bien», celui de l’Occident, n’hésite pas à broyer quiconque met en danger ses intérêts.
L’informaticien australien Julian Assange était persécuté depuis 14 ans pour avoir révélé au monde, sur la plateforme Wikileaks, des centaines de milliers de documents confidentiels de l’armée américaine. À partir de 2010, plus de 700.000 documents sur les activités militaires et diplomatiques des USA, en particulier en Irak et en Afghanistan, avaient été rendus publics.
Voilà d’où part toute cette affaire : de vidéos choquantes, montrant des frappes US assassinant des civils. Par exemple, une vidéo massivement partagée, montrant deux journalistes de l’agence Reuters abattus par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak, en 2007.
Rappelons que la guerre en Irak, présentée comme une «guerre anti-terroriste» et lancée à partir d’un mensonge fabriqué par le gouvernement Bush, a causé la mort de centaines de milliers de personnes entre 2003 et 2011. Elle a aussi durablement déstabilisé le Moyen-Orient. La guerre en Irak a notamment été le ferment de groupes comme Daesh et l’incubateur des conflits suivants. C’est donc pour avoir dénoncé cette agression impérialiste et dévoilé les crimes de guerre de l’armée des USA qu’Assange a subit une répression terrible. 14 ans de calvaire.
D’abord placé en liberté surveillée, puis réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres entre 2012 et 2019, dépérissant dans la petite pièce d’un bâtiment cerné de policiers, il est arrêté et incarcéré dans une prison de haute sécurité au Royaume-Uni à partir de 2019, dans le cadre d’une procédure d’extradition demandée par les États-Unis pour «espionnage». Les USA réclamaient 175 ans de…
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Auteur: B

