Lutter ensemble. Pour de nouvelles complicités politiques,Cambourakis, 2018
Joie militante. Construire des luttes en prise avec leurs mondes, Carla Bergman et Nick Montgomery, traduction Juliette Rousseau, Éditions du Commun, 2021
La Vie têtue,Cambourakis, 2022
Péquenaude, Cambourakis, 2024
Juliette Rousseau est née en 1986, en Ille-et-Vilaine. Porte-parole d’Attac puis de la Coalition Climat 21 lors de la COP 21 en 2015, elle est aussi passée par des collectifs féministes et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Elle a toujours développé une vision globale des luttes, tout en gardant un regard critique sur les écueils de celles-ci. Elle est également directrice de la collection « Poésie » aux Éditions du Commun.
Toutes les campagnes n’étant pas identiques, pouvez-vous nous raconter la vôtre, telle qu’elle apparaît dans votre nouveau livre, Péquenaude ?
Je vis en Ille-et-Vilaine, en Haute-Bretagne, dans un territoire où les principales ressources économiques sont celles de l’agro-industrie : des exploitations en conventionnel, Lactalis, des abattoirs, des usines de fabrication de matériaux et de machines agricoles. Mon village – chez moi, l’équivalent d’un hameau – est situé au bord d’une forêt et était habité par plus d’une centaine de personnes au début du XXe siècle.
À ma naissance, on n’était plus que dix. C’était quelques années après le remembrement (1). Avant, le village était entouré de vergers, et il y avait sept parcelles jusqu’à la forêt. Après, il n’y avait plus de verger et plus qu’une seule parcelle. Les chemins menant jusqu’au bourg ont aussi disparu. Dans mon livre, une phrase décrit tout ça : « Naître au champ après la bataille dans une ruine des mots et du sens de soi. » Je fais…
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Auteur: Vanina Delmas

