Du 31 mai au 2 juin, l’Association des parents d’élèves de l’école libre (Apel) tient son congrès annuel à Valence (Drôme). Pendant trois jours, les échanges se dérouleront sur le thème « Parents, éducateurs pour la vie ». De tables rondes en conférences, les 900 congressistes réfléchiront, entre autres, à la relation qui se noue entre la famille et l’école tout au long de la scolarité. Où commence la place des uns, où s’achève celle des autres ? Jusqu’où les enseignants, les établissements doivent-ils écouter les parents ? Comment encourager ceux-ci à s’intéresser à l’école au-delà des notes de leurs propres enfants ?
L’importance de l’implication des familles ne manquera sans doute pas d’être rappelée, tant elle constitue l’ADN de l’enseignement catholique, avance Gilles Demarquet, président sortant de l’Apel, dont le successeur doit être connu lors du congrès. Preuve en est, « le terme de communauté éducative, qui désigne la nécessité de faire travailler ensemble tous les adultes impliqués dans la scolarité des enfants a vu le jour en 1967 lors d’un congrès de l’Apel, raconte-t-il. Il est depuis entré dans la loi, en 1989, et sert de boussole à l’ensemble du système éducatif français. »
Un facteur de résilience
Entre ces deux dates, des études ont en effet démontré la forte corrélation entre l’implication des parents et la réussite scolaire des enfants. C’est ce que montre, par exemple, la comparaison internationale Pisa, qui évalue les performances des élèves de 15 ans entre différents pays de l’OCDE. « L’édition 2022, centrée sur les mathématiques, a mis en évidence un effondrement du niveau des élèves un peu partout sauf dans 10 pays », détaille Guillaume Prévost, délégué général du laboratoire d’idées Vers le haut, spécialisé dans l’éducation.
« Selon l’OCDE, l’un des trois facteurs de résilience de ces pays…
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Auteur: Emmanuelle Lucas

