Pendant ses derniers jours à Matignon, François Bayrou a validé une série de décrets aux lourdes conséquences pour la biodiversité et la santé, a révélé Mediapart, le 10 septembre.
La veille, un décret a considérablement réduit la portée de la loi votée en février sur les PFAS, aussi surnommés « polluants éternels ». Le texte signé par la ministre de la Transition écologique démissionnaire, Agnès Pannier-Runacher, « ne retient qu’un nombre limité » de substances, avance Mediapart, en écartant par exemple le TFA, pourtant présent massivement dans l’eau. Il n’impose des contrôles qu’aux stations d’épuration de villes de plus de 10 000 habitants, ce qui exclut la quasi-totalité des communes françaises. Résultat : la réduction de 70 % des rejets de PFAS d’ici 2028 prévue par la loi, devient inatteignable.
Quelques jours plus tôt, la biodiversité avait déjà été fragilisée. Le 30 août et le 5 septembre, plusieurs décrets ont rouvert la chasse à des espèces menacées comme la tourterelle des bois et le fuligule milouin, malgré des recommandations européennes contraires et une décision du Conseil d’État. Un arrêté a même rétabli la chasse aux pantes, technique de piégeage interdite par la justice européenne depuis 2021.
Après cet article
Chasse, zad, nucléaire : qui est Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre ?
legende
Auteur:

