Les poursuites judiciaires liées au changement climatique sont devenues un nouveau moyen pour les pays de faire valoir leurs droits contre les actions qui dégradent l’environnement. Mais les pays africains n’ont pas encore pleinement exploité cette voie.
Aux Pays-Bas, la justice a estimé que les émissions de gaz à effet de serre violaient les droits à la vie et à la vie privée et familiale protégés par la Convention européenne des droits de l’homme.
En Allemagne, un tribunal a estimé que le gouvernement avait violé la loi sur la protection du climat en omettant de définir le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2030. Cela implique que les générations futures devront supporter de manière injuste le fardeau de la lutte contre le changement climatique.
L’Afrique est le continent le plus vulnérable aux effets du changement climatique. Dans le même temps, c’est le continent qui a le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
Cependant, les pays africains n’ont pas intenté beaucoup de procès devant les tribunaux climatiques, principalement parce qu’ils manquent de ressources. Ils sont également entravés par la faiblesse des lois sur le climat, leur expertise limitée pour recueillir et présenter des preuves devant les tribunaux, et leur dépendance économique vis-à-vis des industries extractives qu’ils n’ont peut-être pas intérêt à poursuivre en justice.
L’un des rares procès africains sur le climat a été intenté par le groupe sud-africain de justice environnementale EarthLife Africa Johannesburg. Il a fallu que le ministère de l’Environnement soit poursuivi en justice pour que l’autorisation gouvernementale de construire de nouvelles centrales à charbon soit annulée. La Haute cour de Pretoria a en effet jugé que cette autorisation était illégale car elle n’avait pas tenu compte de l’impact de ces futures centrales à charbon sur l’aggravation du…
Auteur: Oluwabusayo Wuraola, Lecturer in Law, Anglia Ruskin University

