Chronique de la violence judiciaire
Le 17 novembre 2023, Mourad, jardinier de 29 ans, travaille avec deux collègues dans le Val-de-Marne, lorsque qu’un individu de 76 ans sort de son véhicule armé d’un cutter. Il hurle des propos racistes contre les «bougnoules» en affirmant : «Je suis chez moi». Puis ce vieux raciste assène un violent coup de cutter en direction de la gorge de Mourad. L’arme blanche balafre son menton et le haut de on cou, évitant de peu la carotide. La victime a frôlé la mort et s’en sort avec 76 points de suture. Le drame a été évité de peu. À quelques centimètres près, Mourad perdait la vie.
À l’époque, cette tentative de meurtre raciste, qui avait été filmée par la victime et une caméra de surveillance, n’avait pas provoqué de réaction politique ni de couverture médiatique à la hauteur, dans un contexte où les chaînes en continu se précipitent sur le moindre fait divers. On se souvient de l’instrumentalisation abjecte pendant des semaines de la mort du jeune Thomas à Crépol, les médias étaient allés jusqu’à inventer un mobile «raciste anti-blanc». Dans le cas de Mourad, le mobile raciste est avéré, et l’indifférence est glaçante.
Ce lundi 15 janvier 2024, le septuagénaire auteur du coup de cutter a été condamné à 1 an de prison ferme par le tribunal de Créteil pour «agression à caractère raciste». Un «doux» euphémisme pour maquiller une tentative d’égorgement. Pour des faits d’une telle gravité, la justice aurait pu choisir de le traduire devant la Cour d’assise et de le faire juger par un juré populaire. C’est donc une procédure à minima, loin de l’emballement judiciaire lorsque les mis en cause sont pauvres, non blancs ou opposants politiques. Pour le vieux raciste, la peine a même été aménagée à domicile sous bracelet électronique. Il ne passera pas un jour derrière les barreaux.
Le 15 mars 2023, lors de la 8ème journée de mobilisation…
La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B

