L’Héritière, Alexis Buisson, L’Archipel, 2023, 240 pages.
Après le renoncement de Joe Biden dans la course à la présidence, peut-on imaginer que Kamala Harris ne soit pas la candidate démocrate pour l’élection présidentielle ?
Alexis Buisson : On n’est jamais sûr à 100 %, mais le risque est très faible. Les 24 heures qui ont suivi le retrait de Joe Biden montrent que le parti fait bloc derrière elle, dans son ensemble : des élus progressistes, d’autres plus modérés, hispaniques, noirs mais aussi des ténors comme Bill Clinton ou Nancy Pelosi (1) lui ont apporté leur soutien. Obama attend toujours que le candidat soit investi, c’était déjà le cas en 2020. En plus de ce bloc, elle aurait atteint le nombre de délégués requis pour remporter l’investiture du parti démocrate. Et à ce stade, aucun adversaire sérieux ne s’est dégagé.
Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis de 2007 à 2011 et de 2019 à 2023.
Son expérience politique lui donne-t-elle l’envergure d’une présidente ?
On n’est jamais vraiment prêt à exercer cette fonction. Quand elle accède à la vice-présidence en 2020, son passé de procureure ne lui offrait que très peu d’expérience en politique nationale et internationale – malgré un passage de quelques années au Sénat. Mais au cours des 4 dernières années, elle a vraiment gagné en assurance et en expérience dans l’ombre de Joe Biden. Elle a porté la voix des États-Unis à l’étranger, rencontré des centaines de leaders internationaux, promu les politiques du gouvernement Biden dans le pays à travers des déplacements ciblés – par exemple,…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Tristan Dereuddre

