Pendant que le chaos politique s’empare de la France métropolitaine, la répression coloniale continue de s’abattre en Kanaky, archipel sous domination française à l’autre bout du monde, où Macron a allumé le feu par ses décisions irresponsables, puis envoyé l’armée pour mater la population. Quelques nouvelles.
9ème mort
Le 18 juin, Lionel Païta a été inhumé en bas d’un sapin qui avait été planté à sa naissance dans sa commune d’origine, en présence d’une foule venue de toute la Kanaky. Le jeune homme de 26 ans, surnommé «Yonyon», a été abattu par un gendarme le 3 juin. Il a reçu un tir dans la tête, près d’un des nombreux barrages érigés par le peuple en lutte, et est décédé quatre jours plus tard.
«Il ne faut plus qu’il y ait de Yonyon» a déclaré un membre de la famille du défunt lors des funérailles. Son père a témoigné sa colère : «Mon fils s’est sacrifié. Il rejoint le rang des gens qui se sont sacrifiés pour le pays, comme Eloi Machoro», en référence au leader indépendantiste tué par l’État français en 1985.
Depuis le 12 mai, 9 morts ont été recensés lors des révoltes sur l’archipel : deux gendarme dont un par un tir «ami» de ses propres collègues, et l’autre dans une fusillade dont les circonstances semblent troubles. Un «caldoche», le surnom des blancs vivant en Kanaky, a trouvé la mort alors qu’il forçait un barrage. Enfin, 6 Kanak ont été assassinés, dont deux hommes de 19 et 36 ans abattus pas des colons, le plus jeune d’une balle dans le dos alors qu’il fuyait, mais aussi une adolescente de 17 ans d’une balle dans la tête au milieu d’une route, et un autre le 24 mai, par des policiers en civils. Lionel Païta rejoint cette tragique liste.
Par ailleurs, des dizaines de Kanak ont été blessés par balle par les milices de colon, et leur nombre ainsi que les séquelles ne sont pas connues.
Un policier kanak agressé par les milices…
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Auteur: B

