Dimanche 28 juin, les électeurs de Kanaky / Nouvelle-Calédonie ont voté pour les premières élections provinciales depuis 2019. Ce scrutin était particulièrement attendu : il intervient deux ans après les émeutes – qui avaient fait 14 morts – contre la révision du corps électoral pourtant gelé par les « accords de Nouméa » de 1998, et après plusieurs reports. En Nouvelle-Calédonie, les provinciales sont essentielles, car elles permettent d’élire les assemblées des trois provinces, puis une partie de ces élus siègent au Congrès, l’institution politique centrale du territoire.
La participation s’est établie à 63,7 %, en recul par rapport à 2019. La province Sud, celle de Nouméa, où vivent majoritairement les Caldoches, demeure un bastion du camp anti-indépendantiste, avec une liste unitaire qui progresse significativement. Les deux autres provinces, Nord et celle des îles Loyauté, demeurent des bastions indépendantistes intouchables, malgré de profondes divisions au sein du camp kanak.
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Au final, le Congrès est aujourd’hui sans majorité (28 sièges), la droite loyaliste en obtenant 24, le camp indépendantiste, 26. Ce sont donc les 4 conseillers de l’Éveil océanien, qui représente essentiellement les 22 000 Wallisiens et Futuniens, qui se retrouvent aujourd’hui en position d’arbitre. L’enjeu est majeur : trouver un nouvel accord sur l’avenir institutionnel de l’archipel, tandis que le débat sur le corps électoral reste au cœur des tensions. Les loyalistes veulent l’ouvrir davantage, tandis que les indépendantistes y voient un risque de dilution du poids du peuple kanak.
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Auteur: Politis

