Une centaine de personnes ont participé ce samedi 25 mai à une marche contre le dégel du corps électoral et la répression néo-coloniale en Kanaky.
C’est sous un chapiteau que la mobilisation de ce samedi 25 mai en soutien à la Kanaky a commencé. Une centaine de personnes, diaspora kanak ou mélanésienne indépendantiste et soutiens, se sont retrouvés sur la place de la Comédie dès 13h, en musique.
Ensuite sont venues les prises de parole. Trésor, un kanak montpelliérain a entamé les hostilités : « Officiellement les médias et le gouvernement disent qu’il y a sept morts. [NDLR : depuis le début des émeutes qui ont commencé le 13 mai, jour de l’examen à l’Assemblée Nationale de la très controversée loi sur le dégel électoral en Nouvelle-Calédonie/Kanaky, selon les bilans officiels, deux gendarmes sont morts , dont un tué accidentellement par un collègue, ainsi que trois kanak tués par les milices loyalistes, un kanak dont on ne sais pas encore avec certitude s’il a été tué par la gendarmerie ou les milices, et un dernier kanak tué par la police.] Mais en réalité il y en a une vingtaine, avec plusieurs personnes encore portées disparues. [NDLR : déjà la semaine dernière la délégation de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), regroupement des organisations indépendantistes qui organise le mouvement, en visite à Paris, parlait de corps non-identifiés dans la confusion qui règne en Nouvelle-Calédonie/Kanaky]. »
« Il faut arrêter avec les discours sur la destruction de l’économie par les émeutes qui justifieraient qu’on laisse les milices faire leur sale besogne. Les destructions ont frappé sans distinction les kanak, les autres communautés et les colons, les sympathisants de l’indépendance comme les loyalistes, les grandes surfaces et les petits magasins. Les conséquences économiques de ces destructions toucheront sans distinction tout le monde. C’est la…
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Auteur: Le Poing

