Le cortège du Karnavall des Gueux 2024 a arpenté les rues du centre ville en musique le mardi 13 février. (Photo Mathieu Le Coz/ Hans Lucas)
Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart costumées, se sont réunies ce mardi 13 février dans les rues de Montpellier pour célébrer la traditionnelle fête populaire du Karnaval des Gueux, en musique et dans la bonne humeur, loin des dispositifs policiers qu’on a pu observer lors des éditions précédentes
Pour la première fois depuis des années, il n’y avait aucun arrêté préfectoral pour interdire l’évènement. Les pouvoirs publics auraient-ils enfin compris qu’interdit ou pas, il aurait lieu ? Les deux dernières éditions, n’ayant pas ramené grand monde, auraient-elles fait revoir à la baisse le risque pour la police de voir des vitrines de banques se faire démolir, comme ça a pu être le cas dans certaines éditions ?
“Mais non, c’est parce que cette année, même Michaël Delafosse soutient l’évènement !”, souffle malicieusement une carnavalière déguisée en distribuant le flyer appelant à la fête, siglé du logo de la Métropole, avant de rajouter, le plus sérieusement du monde : “On est au moins 10 000, le président Lula vient d’appeler, même les organisateurs du Carnaval de Rio sont jaloux, il demande l’asile politique à Montpellier !” Alors que faire ? Remercier les seigneurs locaux de laisser les “gueux” festoyer tranquille ? Vous l’aurez compris, la boisson était bonne.

Après s’être réunis au parc du Peyrou, le cortège, déguisé, agrégeant de nouvelles personnes au fil des heures, y compris des familles avec enfants, a atteint quelques centaines de personnes au plus haut de la fête, sans qu’un uniforme de police ne soit en vue. Quelques feux de poubelles et tags ont ponctué le parcours, ainsi que quelques slogans repris des gilets jaunes ou autres…
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Auteur: Le Poing

