En ce mois de mai 2025, le premier ministre britannique a réussi à sceller un accord avec Washington qui permet à son pays d’échapper dans une certaine mesure à la hausse des droits de douane promulguée par Donald Trump, et un autre avec l’UE, qui solde certains effets du Brexit.
C’est dans un contexte de nouvelles menaces sur son économie, déjà affaiblie par les répercussions commerciales du Brexit, que le Royaume-Uni s’est rapproché de ses deux principaux partenaires, les États-Unis et l’Union européenne, en vue de conclure des accords. En invoquant l’exemple de son illustre prédécesseur, Winston Churchill, le premier ministre britannique Keir Starmer s’est d’emblée montré résolu à ne pas « choisir entre l’Europe et le grand large ».
L’objectif du leader du parti travailliste, en poste depuis le 5 juillet 2024, est de concilier deux objectifs essentiels mais peu compatibles, semble-t-il : raffermir la relation transatlantique d’une part, et relancer les relations avec l’UE, d’autre part.
La réaffirmation de « la relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni
Dans le cadre du désordre géopolitique provoqué par les décisions intempestives de la Maison Blanche de taxer lourdement les produits importés aux États-Unis, le premier ministre s’est d’abord tourné vers son interlocuteur américain pour tenter de le convaincre d’appliquer au Royaume-Uni un traitement préférentiel.
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Auteur: Marie-Claire Considère-Charon, Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC)

