Khartoum est – était – une ville qui n’a pas connu de guerre ou de combat dans son histoire récente. Aujourd’hui, elle est en proie à une guerre civile entre forces militaires rivales.
La ville a toujours été un centre de créativité. Elle a reçu le titre de capitale arabe de la culture en 2005. Malgré son affiliation arabe, la capitale du Soudan est également très africaine. Une tension entre les identités – coloniale britannique, africaine, islamique – a fait de Khartoum ce qu’elle est.
Ce triple héritage se reflète fortement dans la composition du Grand Khartoum, trois villes séparées par des rivières et un réseau de ponts. Omdurman est considérée comme une capitale nationale, symbole des valeurs du peuple, tandis que Khartoum est la capitale administrative et Bahri (ou Khartoum Nord) la ville industrielle. Ensemble, elles sont simplement connues sous le nom de Khartoum.
Read more:
Sudan’s conflict has its roots in three decades of elites fighting over oil and energy
Une partie étroite de la ville, d’environ 20 km de diamètre, entre le Nil Bleu et le Nil Blanc, abrite l’aéroport et le quartier général de l’armée. Autour d’eux se trouvent des quartiers résidentiels denses. Les habitants ont dû évacuer leurs maisons car cette bande étroite a été l’une des premières à être envahie. Le reste de Khartoum est aujourd’hui détruit à grande échelle.
Je suis une spécialiste de l’architecture soudanaise, née et élevée à Khartoum par un père architecte. La destruction de ma ville natale m’a amenée à réfléchir à sa construction. Ce qui est perdu, c’est bien plus que des bâtiments. C’est aussi l’espoir des gens en un avenir dans lequel ils avaient beaucoup investi.
La ville de l’espoir
Comme beaucoup de villes africaines, Khartoum est divisée en poches de richesse et de pauvreté. Au cours du siècle dernier, la ville s’est considérablement développée.
La ville…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Amira Osman, Professor of Architecture and SARChI: DST/NRF/SACN Research Chair in Spatial Transformation (Positive Change in the Built Environment), Tshwane University of Technology

