À Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants et capitale de la République démocratique du Congo, la gestion des déchets est devenue l’un des défis environnementaux et sanitaires les plus préoccupants. Certaines statistiques révèlent que chaque jour, la ville génère plus de 12 000 tonnes de déchets solides, dont environ 40 % sont constitués de matières plastiques. Ces déchets, souvent abandonnés dans les rues, les marchés, les caniveaux ou les cours d’eau, contribuent à l’insalubrité de la ville, aggravent les inondations pendant les saisons de pluie et favorisent la propagation de maladies.
Au fil des années, plusieurs mesures ont été adoptés par les autorités afin de limiter la production, l’importation et l’utilisation des sacs ainsi que d’autres emballages plastiques à usage unique. Des initiatives citoyennes, des organisations environnementales et des programmes publics tentent de sensibiliser la population et de promouvoir des pratiques plus durables.
Cependant, ces efforts demeurent encore limités au regard de l’ampleur de la pollution qui continue de dégrader le cadre de vie des habitants et de menacer les écosystèmes urbains de la capitale congolaise. L’application des textes reste largement insuffisante en raison du manque de contrôle, de l’absence d’alternatives accessibles pour les consommateurs et de la faiblesse des infrastructures de collecte et de recyclage.
Inaction, confusion institutionnelle et stratégies stériles
Selon Joël Munongo Yula, docteur en science politique, le problème des déchets persiste à cause de la faible capacité du gouvernement provincial de Kinshasa et des municipalités, pourtant décentralisées, à mobiliser les ressources nécessaires pour définir le problème et mettre en place des dispositifs de gestion. L’absence de coordination entre les paliers de pouvoir, notamment, le…
Auteur: Mr Mondialisation

