Vue de France, cette Coupe du monde de football masculine a un côté idyllique. Et pas seulement sur le plan sportif. Sur le plan politique aussi. Pourtant, dès les premiers jours du tournoi, le surnom de « Coupe du monde de la honte » se trouvait pleinement justifié par les refoulements aux frontières, les ingérences de Trump largement acceptées par la Fifa, les aberrations écologiques d’une compétition survolant trois pays sur des distances gigantesques.
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Mais l’histoire nous a appris que les grandes compétitions sportives, par leur résonance et leur appropriation populaire, sont inévitablement des événements politiques qui affrontent leurs propres contradictions. Les Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris nous avaient déjà montré cette puissance politique des cultures populaires, et avaient déjà été la scène de l’affirmation salutaire d’une France ouverte et diverse, laquelle avait déjà fait enrager l’extrême droite.
Ce Mondial, cette équipe de France, et singulièrement Kylian Mbappé, nous font encore passer un nouveau cap dans cette bataille culturelle contre le racisme et ses ambassadeurs politiques.
Ne nous retenons pas : oui, ce Mondial, cette équipe de France, et singulièrement son capitaine Kylian Mbappé, nous font encore passer un nouveau cap dans cette bataille culturelle contre le racisme et ses ambassadeurs politiques. Depuis plusieurs semaines, notre sélection est attaquée sur la place des héritiers de l’immigration en son sein. Ces attaques ne sont pas nouvelles : Le Pen père et fille avaient déjà en leur temps fustigé ces équipes « pas françaises ». En 2022, après la finale contre l’Argentine, de nombreuses insultes…
Auteur: Ulysse Rabaté

