Ce petit australien peut mesurer entre 5 et 8 m, voire 10, de haut, et ceci en seulement trois à quatre ans. Son port dégingandé, très particulier, légèrement retombant, convient aussi bien aux jardins sauvages qu’aux jardins sophistiqués. Les phyllodes – pétioles transformés, remplaçant les feuilles – sont aplaties, triangulaires, très légèrement piquantes, vert bleuté. Les glomérules jaune citron brillant, très odorants, groupés en belles inflorescences toutes douces, s’épanouissent en mars-avril.
Cette floraison, spectaculaire, a lieu sur l’ensemble des rameaux. Il est, en principe, réservé au midi, au littoral atlantique jusqu’en Bretagne, et sur les côtes du Cotentin. Toutefois, avec le changement climatique, on le voit fleurir dans de nombreuses autres régions, avec belle allure, aussi bien en isolé qu’en haie, surtout lorsque les tiges, telles des guirlandes parfumées, nous frôlent à chaque passage. Un pur bonheur.
Notre conseil : dès de départ, une talle régulière pour que votre Acacia pravissima se ramifie.
Adobestock / Marina
Nos conseils pour le planter
Acacia pravissima (Acacia est le nom botanique du mimosa) résiste à des gels de – 6° C, voire – 7° C, la première année, puis, bien installé, il peut tenir jusqu’à -10, -12° C sur une très courte période. Vous craquez ? Installez-le au soleil, en sol drainé, à l’abri des vents dominants. Apportez du compost, à la plantation. S’il apprécie des arrosages réguliers l’année de la plantation, il supporte parfaitement la sécheresse, ensuite. Protégez-le avec un voile d’hivernage, lors de son premier hiver.
Si aucune taille n’est nécessaire, là, je partage…
Auteur: Noémie Vialard

