Depuis 2002, et avec près de 550 représentations, La Jurassienne de réparation est devenue culte dans le monde du théâtre de rue. Cette histoire des derniers vestiges ambulants de la Société des Garages Goydadin, ruinée par la mondialisation, a traversé la France entière, s’expatriant même en Belgique, au Maroc et en Suisse.
Ses quatre garagistes, Camille le patriarche, Claude le fils instable, Nicolas le mécano et Ali l’Albanais taiseux, allaient dépanner les Jurassiens où qu’ils soient. « Après Stand 2000, notre première création toujours au catalogue, La Jurassienne a servi de tremplin à notre compagnie du Théâtre Group », révèle, depuis Lons-le-Saunier, son directeur artistique Patrice Jouffroy, dit Jouf.
Une mécanique bien huilée
Lorsque l’idée est née, il a fallu trouver la Ford Sierra adéquate, la transformer pour en faciliter le démontage du moteur dans un temps rapide, tout en lui conservant ses qualités de routière, car l’équipe faisait la route avec elle lors de ses déplacements.
« Entre-temps, le scénario, comme le jeu des acteurs, s’est affiné. Le travail sur place a commencé, avec Martin Petitguyot (le père), Pio d’Elia (Nicolas, mécano d’origine), Salvatore de Filippo (l’Albanais) et Patrice Jouffroy (le fils), plus Christian Pageaut comme regard extérieur », précise Jouf.
Viendront les résidences comme aux Abattoirs (Besançon) et au Fourneau de Brest, avant de commencer à tourner avec cette pépite en devenir, ce qui a pris 25 ans et a permis au Théâtre Group’ un conventionnement avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).
Un succès mérité
Cette histoire de 25 ans représente un nombre exceptionnel de kilomètres parcourus, notamment sur les routes de France, tant urbaines que rurales.
« Certains spectateurs nous ont…
Auteur: Claude Morizur
