C’est officiel, nous avons dépassé la 7e limite planétaire, celle de l’acidification des océans.
L’étude de Findlay & al. (2025) annonçait déjà en juin 2025 que la limite planétaire de l’acidification des océans était dépassée. C’est cette fois une évaluation scientifique du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK) et l’équipe emmenée par Johan Rockström qui le confirme pour de bon.
Le rapport est plus complet (144 pages) qu’un papier unique sur une limite planétaire. Il fait un état des lieux du système Terre et fait une présentation des 9 limites planétaires, en rappelant que nous avons déjà franchi sept des neufs limites : le changement climatique, l’intégrité de la biosphère, les changements d’usage des sols, le cycle de l’eau douce, les cycles biogéochimiques, les entités nouvelles et la dernière en date, l’acidification des océans. Seules l’appauvrissement de la couche d’ozone et la concentration atmosphérique en aérosols restent dans “la zone sûre”.
Il faut bien réaliser une chose : en l’espace de seulement 4 ans, la Terre a dépassé 4 des 9 limites planétaires.

Le dépassement de cette nouvelle limite (ou frontière) “est particulièrement inquiétant car ajouté aux limites déjà dépassées d’azote et phosphore, cela va faire perdre les capacités de régulation et de “tampon” qu’a eu jusqu’à présent l’océan depuis le début de la révolution industrielle”, rappelle pour Bon Pote la chercheuse Natacha Gondran.
Qu’est-ce qu’une limite planétaire ?
En 2009, Johan Rockström mène un groupe de 28 scientifiques internationaux afin d’identifier les processus qui régulent la stabilité et la résilience du système Terre. Ils proposeront une mesure quantitative des frontières planétaires dans lesquelles l’humanité peut continuer à se développer et à prospérer.
Ces…
Auteur: Thomas Wagner

