Le Conseil des États-membres de l’UE vient d’adopter le projet de ratification de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. C’est la première fois de l’histoire de l’Union européenne qu’un accord de libre-échange n’est pas approuvé à l’unanimité : l’Irlande, la Pologne, l’Autriche, la Hongrie et donc la France ont voté contre, alors que la Belgique s’est abstenue. La majorité qualifiée n’est atteinte que de justesse. Preuve en est que la politique commerciale de l’UE, et la façon dont son économie est devenue si dépendante des marchés internationaux tant pour ses débouchés que pour son approvisionnement, ne fait plus consensus. L’histoire n’est pas finie : le Parlement européen peut encore bloquer la ratification de cet accord si nocif.
Le collectif national Stop Mercosur appelle toutes les forces associatives, syndicales et citoyennes à s’engager dans ce combat à nos côtés : nous ne voulons ni de la loi de la jungle de Donald Trump, ni de la poursuite d’une mondialisation néolibérale désastreuse, mais une relocalisation écologique et solidaire qui permette de satisfaire les besoins des populations sans détruire les activités des agriculteurices et des salariées, ni la planète.
Réactions des membres du collectif national Stop-Mercosur
Pour Youlie Yamamoto, porte-parole d’Attac France :
« La mobilisation citoyenne et syndicale a payé, contraignant le gouvernement français à s’opposer à cet accord. Nous nous en félicitons. Maintenant, pour la santé, les agriculteurices et la planète, la France doit œuvrer pour que cet accord, d’une illégitimité démocratique et d’une nocivité historiques, soit rejeté au Parlement européen. Nous restons mobilisées pour que ce cadeau fait aux multinationales de l’agrobusiness finisse à la place qu’il mérite, la poubelle de l’histoire des projets écocides et injustes. »
Pour Fanny Métrat,…
Auteur: Collectif Stop CETA/Mercosur

