Alors que le Venezuela connait une crise politique aigue après les élections qui ont vu la victoire officielle du président Nicolas Maduro, la contestation des résultats électoraux par l’opposition et une partie du peuple vénézuélien a conduit à des mobilisations fortement réprimées. Contretemps contribue à la publication de différents points de vue de la gauche critique sur la situation au Venezuela, dont le peuple subit depuis plus d’une décennie une crise et un effondrement socio-économique sans précédent dans l’histoire de l’Amérique latine. Dans cet article, Valerio Arcary revient sur certaines des dynamiques des mobilisations post-électorales et sur leur contexte général qui ne saurait se limiter au moment électoral.
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(…) Le représentant du capital n’a besoin que de 20 % des voix pour gouverner, car la bourgeoisie possède les banques, les trusts, les cartels, les chemins de fer. (…) le rapport des forces (…) au niveau parlementaire (…) est un miroir déformant. La représentation parlementaire d’une classe opprimée est considérablement en dessous de sa force réelle, et inversement, la représentation de la bourgeoisie, même un jour avant sa chute, sera toujours la mascarade de sa force imaginaire. Seule la lutte révolutionnaire met à nu, en balayant tout ce qui peut le cacher, le véritable rapport des forces. Dans la lutte directe et immédiate pour le pouvoir, le prolétariat développe une force infiniment supérieure à son expression au parlement (…).
Léon Trotsky, La révolution allemande et la bureaucratie stalinienne (1932)
Le CNE (Conseil national électoral), organe subordonné au gouvernement vénézuélien, a annoncé la victoire de Maduro et, le lendemain de l’élection, officialisé sa nomination. L’opposition d’extrême droite dénonce des fraudes et annonce qu’elle a obtenu 70 % des voix. S’il est juste d’exiger du Conseil national électoral qu’il publie le…
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Auteur: redaction

