La planète n’a jamais compté autant de citadins. Les villes n’ont jamais concentré autant de richesses, d’emplois et d’innovations. Pourtant, elles peinent de plus en plus à offrir ce qui constitue leur promesse la plus élémentaire : un logement.
De Lagos à Los Angeles, en passant par Mumbai et Londres, la crise prend des formes multiples mais raconte la même histoire. Ici, des quartiers informels qui s’étendent à perte de vue. Là, des familles contraintes de consacrer une part toujours plus importante de leurs revenus à se loger. Ailleurs, des campements de fortune qui réapparaissent au cœur de métropoles parmi les plus riches du monde.
Selon ONU-Habitat, plus de trois milliards de personnes sont aujourd’hui touchées par la crise du logement. Parmi elles, 1,1 milliard – soit plus d’un humain sur dix – vivent dans des bidonvilles ou des logements informels.
C’est ce paradoxe que les États membres des Nations Unies examineront jeudi et vendredi à New York, à l’occasion de l’examen à mi-parcours du Nouveau programme pour les villes. Adoptée en 2016 à Quito, en Équateur, cette feuille de route devait faire de l’urbanisation l’un des grands moteurs du développement durable. Dix ans plus tard, la question n’est plus de savoir si le monde sera urbain – il l’est déjà – mais si les villes du XXIᵉ siècle seront capables d’accueillir ceux qui les font vivre.
Un bidonville densément peuplé à Mumbai, en Inde.
Le pari d’une urbanisation heureuse
Lorsque les États adoptent le Nouveau programme pour les villes, l’ambition est à la hauteur de la transformation en cours. La population urbaine mondiale doit presque doubler d’ici à 2050. Pour les Nations Unies, l’enjeu n’est plus de contenir l’urbanisation mais de l’organiser.
Le texte marque une rupture….
Auteur: Nations Unies FR

