Vous reprendrez bien une COP ? Après celle sur la désertification, en août, et avant celle sur le climat, prévue en novembre en Turquie, voici la Conférence des parties n°17, sur la biodiversité. Du 19 au 30 octobre, des représentants de 196 pays et de l’Union européenne vont se retrouver en Arménie. Objectif : freiner l’effondrement du vivant.
Une réunion de diplomates et spécialistes dans un pays méconnu : pas de quoi attirer l’attention des foules. Pourtant, « dans un monde où le multilatéralisme [le fait de négocier et de chercher des compromis entre tous les pays du monde, ou presque] est attaqué de toutes parts, ce genre de conférence est essentiel », souligne Sébastien Treyer, directeur de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Ce n’est en effet pas chacun dans notre coin que l’on parviendra à sortir du chaos écologique. Alors, haut les COP et suivez notre guide pour vous y retrouver.
C’est quoi cette énième COP ?
En 1992, 196 États ont signé une Convention sur la diversité biologique, sous l’égide des Nations unies. En ratifiant ce traité, les pays se sont engagés à œuvrer pour la conservation de la biodiversité. Le constat, rappelons-le, est alarmant. Le taux actuel d’extinction des espèces est supérieur, 10 à 100 fois pour certains groupes, à celui de la dernière grande extinction de masse qui a vu disparaître les dinosaures il y a 65 millions d’années.
Pour faire le point sur leurs avancées et consolider leurs engagements, les États signataires se réunissent tous les deux ans, lors d’une Conférence des parties — une COP, donc. Lors de la COP15, en 2020, les pays se sont mis d’accord sur un cadre ambitieux : l’accord de Kunming-Montréal. Celui-ci prévoit notamment de protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030, mais également de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030 ou d’engager une…
Auteur: Lorène Lavocat
