La bit(t)e à Gégé — Xiao PIGNOUF

On ne va pas trop lui charger la mule, à notre Gérard national. La justice suit son cours, comme on dit. Et puis, tout le monde sait qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux images. Même si pour d’autres raisons bien plus sérieuses que sa lubricité, elles sont en mesure de soulever le coeur. Il n’en reste pas moins que c’est comme souvent dans la périphérie des évènements qu’on trouve matière à réflexion, notamment dans les réactions en sa faveur.

Macron d’abord, affichant son soutien pour l’acteur qu’il juge être la proie d’une « chasse à l’homme ». Le terme est clairement mal choisi. Aurait mieux valu celui de « lynchage médiatique » au lieu de vouloir ménager la chèvre et le chou. Ainsi ressort l’idée, plus ou moins consciente, que ce sont les femmes, autrement dit les victimes présumées de ce demi-dieu, qui traquent l’homme pour l’abattre. Et moins celle que, comme à leur habitude, les charognards médiatiques se repaissent d’un homme à terre. Surtout, l’Éborgneur en chef balaie d’un revers de main l’idée d’ôter à Gérard sa Légion d’honneur. Renseignement pris à la source, elle a pour vocation de récompenser celles et ceux qui oeuvrent au rayonnement de la France et peut être retirée à celles et ceux qui nuisent à son honneur. Où est l’honneur dans le comportement de Depardieu en Corée du Nord ? Est-ce que le rayonnement de la France se résume à ce que les hommes ont dans le pantalon ? La grandeur de la France en serait réduite à sa beaufitude. Car c’est d’abord en beauf que Depardieu s’est comporté, permettant au passage de mieux définir le terme : loin d’être l’attribut prolétaire que lui prête souvent la bourgeoisie, il dépeint bien celui qui en tout et avec tous se croit autorisé à toutes les vulgarités. Au-delà de ses paroles sexistes, ce qu’aucun observateur n’a relevé, c’est le racisme intrinsèque de ses actes, celui que son pote de…

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Auteur: Xiao PIGNOUF