Communiqué de presse n° 64 – 17 septembre 2026
64e vigie citoyenne pour la reconversion du site CEA-Valduc
Le 17 septembre 2026, 16 lanceuses et lanceurs d’alerte du Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires ont déployé des banderoles à Moloy, près du site du CEA de Valduc (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises.
Ils demandent :
- l’adhésion de la France au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), devenu depuis le 22 janvier 2021 la norme du droit international,
- le respect par la France de l’art. 6 du Traité de non-prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole plus que jamais l’esprit et la lettre,
- vérité et justice pour toutes les victimes des explosions nucléaires françaises (Sahara, Polynésie),
- et à terme, la reconversion à des activités pacifiques des sites CEA–DAM, dont celui de Valduc.
Le « dernier degré de sauvagerie »
Dans son éditorial de Combat, le 8 août 1945, deux jours après l’explosion d’Hiroshima, Albert Camus écrivait : « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie (…) Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu’une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d’être définitive. »
Dans son texte L’exil d’Hélène en 1948, le même Camus écrivait : « La pensée grecque s’est toujours retranchée sur l’idée de limite. (…) Notre Europe, au contraire, lancée à la conquête de la totalité, est fille de la démesure. (…) Nous allumons dans un ciel ivre les soleils que nous voulons. (…) Un fragment attribué à Héraclite énonce simplement : « Présomption, régression du progrès ». (…) La démesure, selon lui, est un incendie. L’incendie gagne, Nietzsche est dépassé. (…) La nature est toujours là,…
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