Malgré sa réputation humide, la Bretagne fait face à une sécheresse inédite. La région est « à deux doigts de la rupture » en eau potable, a déclaré à l’Agence France Presse (AFP) le maire divers droite de Brest, Stéphane Roudaut.
Fin septembre, 71 % des nappes phréatiques bretonnes avaient un niveau bas ou très bas, selon le Bureau de recherches géologiques et minières, cité par l’AFP avec des situations particulièrement critiques dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, où respectivement 81 % et 83 % de nappes sont basses à très basses.
Il s’agit d’« un enjeu majeur pour le Finistère, où 70 % de l’eau potable provient des eaux de surface, directement dépendantes de la pluviométrie », alerte le préfet du Finistère dans un message sur X publié jeudi 22 octobre.
Depuis le 7 août 2026, le Finistère est placé en situation de « crise sécheresse ». Malgré les pluies récentes, les cours d’eau restent à des niveaux historiquement bas et les retenues continuent de se vider. Pour les Côtes-d’Armor c’est depuis le 14 août.
Ce niveau d’alerte amène à des restrictions de l’usage de l’eau : interdiction d’arroser les espaces verts, terrains de sport et golfs, les potagers de 8 heures à 20 heures, de remplir les piscines, nettoyer les voiries, façades et véhicules, de manœuvrer des vannes. Les fontaines publiques et privées doivent, elles, être fermées. Quant à la consommation d’eau à usage personnel, il est conseillé aux habitants de fortement la réduire.
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Auteur: La rédaction de Reporterre
