En plein cœur de l’été dernier, le viol suivi du meurtre d’une interne en médecine dans un hôpital public de Calcutta a suscité une vague d’indignation dans tout le pays et relancé le débat sur la condition des femmes. Les violences sexistes et sexuelles y sont quotidiennes : jusqu’à près de cent signalements de viols par jour, selon la Fondation Thompson Reuters. En 2018, celle-ci avait déjà attribué à l’Inde le titre tragique de « pays le plus dangereux pour les femmes ». Et la situation ne s’améliore pas : le taux de criminalité contre les femmes serait en hausse de près de 50 %.
Pour pallier les carences et manquements de l’État indien, l’ONG la Brigade rouge s’est donné pour mission de protéger et d’accompagner les femmes qui ont été victimes de viol ou de violences sexistes et sexuelles. Elle propose des programmes d’autodéfense et de renforcement de la confiance en soi, d’éducation et de travail social, notamment au sein de la communauté de Lucknow, capitale de l’Uttar Pradesh. Ce reportage de Franck Renoir en rend compte.
Usha Vishwakarma, fondatrice et dirigeante de la Brigade rouge.
Usha Vishwakarma, cheffe de la Brigade rouge, discute avec des étudiantes dans les locaux de l’ONG Bal Manch. Ce lieu de scolarisation et maison mère de la Brigade rouge se situe dans le quartier de Madiyaon, à Lucknow, capitale de l’État de l’Uttar Pradesh, au cœur de la plaine du Gange.
Annu Yadav, membre de la Brigade rouge.
Séance d’échauffement d’une session de formation à l’autodéfense sur le toit de l’ONG, menée par Annu Yadav.
Annu Yadav mène une session de formation à l’autodéfense sur le toit de l’ONG afin d’éviter que des hommes puissent voir leurs techniques.
Formation à l’autodéfense menée par Deepak, un des membres de la Brigade rouge, au Kasturba Gandhi…
Auteur: Franck Renoir






