C’est une annonce qui est presque passée inaperçue. Et pour cause, la CDC s’est abstenue de communiquer sur sa nouvelle politique concernant le secteur de l’énergie. Le 21 septembre, l’ONG Reclaim Finance révélait cette mise à jour de la politique sectorielle de l’institution financière publique.
La CDC s’engage, à compter du 1er janvier 2027, à ne plus investir dans de nouvelles obligations émises par des entreprises productrices de pétrole sur les marchés financiers.
Ne plus financer le pétrole avec l’épargne des Français
La CDC est le premier investisseur institutionnel public français. Elle gère 320 milliards d’euros, dont les trois quarts proviennent de l’épargne des Français – livrets A, livrets de développement durable et solidaire et livrets d’épargne populaire.
Malgré un manque de transparence notoire, comme l’a révélé Reclaim Finance dans un rapport d’avril 2025, ses investissements dans des entreprises du secteur des énergies fossiles se chiffraient à 9,8 milliards d’euros en 2025. Cette somme a de quoi interroger quant aux engagements climatiques et environnementaux de la CDC, qui se revendique comme « pionnière de l’investissement responsable ».
L’annonce de l’arrêt des investissements à destination des entreprises productrices de pétrole représente une victoire majeure pour la société civile et les ONG environnementales.
« La Caisse des Dépôts fait un grand pas en avant en actant la fin des investissements par achat d’obligations émises par les entreprises pétrolières. Cette décision intervient alors que la société civile dénonce de plus en plus fortement le financement par le livret A d’entreprises comme TotalEnergies », salue Agathe Masson, chargée de campagne investissements soutenables à Reclaim Finance, pour La Relève et La Peste.
Le gaz, grand absent de cette mesure
Cette victoire reste partielle cependant. Reclaim Finance déplore que cette…
Auteur: Louis Laratte
