D’après ce rapport intitulé Évaluation des impacts du changement climatique et de l’adaptation des transports intérieurs : Vers des systèmes de transport résilients au climat, publié par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU), les conditions météorologiques extrêmes prévues devraient fortement impacter les routes, les voies ferrées, les voies navigables, les ports et les aéroports entre 2051 et 2080.
« L’épisode de chaleur extrême qui frappe actuellement l’Europe occidentale a mis en lumière les risques climatiques et leurs conséquences sur les transports », a déclaré un porte-parole de la CEE-ONU à ONU Info.
Certaines de ces conséquences se font déjà sentir. Dans de nombreux pays, dont la Belgique, le Danemark, la France et le Royaume-Uni, les retards et annulations de trains liés à la chaleur sont dus à la déformation de l’asphalte et des rails, aux pannes de la climatisation à bord, au dysfonctionnement des feux de signalisation, aux engorgements de la navigation fluviale, aux ralentissements de la circulation pour réduire les contraintes mécaniques exercées sur les voies dilatées, ainsi qu’à la surchauffe et à la fonte des câbles et de la signalisation, a précisé la CEE-ONU.
Principales conclusions
Les principales conclusions du rapport montrent que :
- Les principaux risques pesant sur les systèmes de transport comprennent les inondations, les températures élevées, la fonte des glaces et du pergélisol, ainsi que l’élévation du niveau de la mer.
- Les infrastructures de transport devraient devoir faire face à 10 à 50 jours supplémentaires par an avec des températures supérieures à 25 °C, certaines régions connaissant jusqu’à 200 jours par an au-dessus de ce seuil, ce qui accroît les risques de détérioration des chaussées, de dilatation thermique des joints de ponts, de déformation des voies ferrées et d’incendies de forêt à proximité des infrastructures.
- Des estimations…
Auteur: Nations Unies FR

