La vague de chaleur de juin qui a touché le pays durant la deuxième quinzaine de juin était sans précédent de par son intensité et sa précocité. Pour les générations à venir, ce type de phénomène pourrait survenir à une fréquence bien plus marquée, a averti ce 8 juillet la présidente-directrice générale de Météo-France. Virginie Schwarz était auditionnée devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, à qui Gérard Larcher a demandé de réaliser un travail sur les leçons à tirer de cet épisode extrême du début de l’été. D’ordinaire, les canicules étaient des phénomènes observables en juillet et août.
Avant de faire part à la représentation nationale des scénarios pour les décennies à venir, la haute-fonctionnaire a fourni quelques données éclairantes sur le caractère exceptionnel des jours brûlants du mois dernier. Même si la durée de la canicule a été légèrement plus courte que celle de 2003, avec 14 jours contre 16 dans le second cas, le mercure s’est envolé à un point que cette seconde vague de chaleur de l’année 2026 est désormais « la plus intense que nous ayons jamais enregistrée en France métropolitaine ».
Plus de 40 % du territoire métropolitain a franchi la barre des 40 degrés en juin
Sur la période qui s’est étendue du 17 au 30 juin, l’organisme météorologique a mesuré les quatre après-midis et les quatre nuits les plus chauds jamais…
Auteur: Guillaume Jacquot

