Quand vient l’été, on avait l’habitude de penser au temps des cerises, aux baignades et aux vacances, à une légère forme d’insouciance, un répit bienvenu. Désormais, nos étés s’accompagnent de méga-incendies, de vagues de chaleur mortelles, et d’eaux tellement polluées qu’elles peuvent en provoquer des maladies.
Si le classement des ARS décrit la qualité moyenne des eaux de baignade, il ne reflète pas la réalité des risques sanitaires, information pourtant essentielle pour les baigneurs. Face à cet écueil, l’association Eaux & Rivières de Bretagne a décidé d’élaborer sa propre carte, issue de données publiques, publiées par les autorités sur le site de l’agence européenne de l’environnement, sur la période des quatre dernières années.
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Dans chaque prélèvement, l’ARS mesure deux paramètres microbiologiques : les concentrations de deux bactéries indicatrices, Escherichia coli (EC) et entérocoques intestinaux (EI). Des seuils fixés par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) permettent de classer individuellement chaque prélèvement en fonction du risque sanitaire : « Bon » (pas de risque notable), « Moyen » ou « Mauvais ».
« Pour établir le classement La Belle Plage, nous avons compté, pour chaque plage, le nombre de prélèvements classés « Bons » sur les quatre dernières années », précise l’association.
Sur 1871 plages recensées en France, départements d’outre-mer compris, 77,39% sont propices à la baignade. Près de 20 % des plages françaises présentent des épisodes réguliers de contamination fécale pouvant causer des gastro-entérites ou des infections.
En cas de pollution non signalée ou de manque d’information, un signalement peut être fait via la plateforme Sentinelles de la Nature.
Auteur: La Relève et La Peste
