La Catalogne enterre l’indépendantisme, la droite radicale progresse

Le mouvement indépendantiste catalan a été battu aux urnes. C’est le résultat le plus manifeste des élections régionales tenues dimanche dernier : les partis défendant la sécession ont perdu la majorité absolue des sièges qu’ils détenaient depuis plus d’une décennie. La deuxième conclusion, moins évidente, est que la politique catalane vire à droite. Le Parti des socialistes de Catalogne a remporté les élections, certes, mais les formations les plus à gauche ont subi un revers, tandis que la droite et l’extrême droite progressent au Parlement régional.

Tout cela lors des élections catalanes avec la participation la plus basse depuis 18 ans, ce qui suggère une grande désaffection citoyenne après une période d’une grande intensité politique et émotionnelle, marquée par la montée en force de l’indépendantisme et la répression de l’état.

Épuisement

Le « processus » indépendantiste initié par une manifestation massive en 2012 a pris fin dimanche dernier. Au cours des 12 dernières années, ce mouvement social et politique de masse a remporté des succès historiques tels que le référendum de 2017 (déclaré illégal et réprimé par les autorités espagnoles), la vague générale du 3 octobre de la même année et une montée rapidissime du support social aux postulats souverainistes. Cependant, ce dimanche a confirmé l’épuisement d’un mouvement qui n’a guère donné de résultats concrets.


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L’abstention de l’électorat indépendantiste semble être la principale cause de la chute électorale du bloc, composé lors de ces élections de Junts (centre droit), d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC, centre gauche), de la Candidature d’Unité Populaire (CUP, gauche…

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Auteur: Pablo Castaño