À Nantes, une jeune femme poignardée de 50 coups de couteau par son ex. Elle avait porté plainte. Personne ne l’a protégée.
À Limoges ? Même schéma. Même abandon. Même silence institutionnel. Le patriarcat en mode rural et répressif.
Plainte inutile, version 87
- Octobre 2024 : une femme signale à la gendarmerie de Saint-Léonard-de-Noblat que son ex campe devant chez elle. Aucune mesure prise. Trois semaines plus tard, il la frappe violemment devant son enfant.
- Janvier 2025 : une plainte déposée à la police municipale de Limoges pour menaces et harcèlement dans un foyer Emmaüs. L’auteur reste dans les lieux. La victime, elle, doit partir.
À chaque fois, la même réponse : “On n’a pas assez de preuves”. On classe. On enterre. Jusqu’au sang.
À défaut de police, l’entraide
À Nantes, c’est la sœur qui traque le tueur. À Limoges ?
- Février 2025 : quartier du Sablard. Une femme traquée par son compagnon violent. Ses voisines organisent une garde nocturne et la conduisent elles-mêmes à l’hôpital après une agression.
- Mars : à Beaubreuil, un homme rôde autour d’un collège. Des adolescentes rapportent des faits d’intimidation. La police ? “On patrouille déjà”. Résultat : c’est un parent d’élève qui le met en fuite un soir.
La BAC veille à la sécurité des vitrines du centre-ville. Les femmes protègent les vivantes.
Les priorités de la Préf’
La Haute-Vienne n’échappe pas à la règle :
- Des millions pour des caméras de “tranquillité publique” à Limoges.
- La Maison des Femmes saturée dès le printemps 2025.
- Le CHU de Limoges sans unité dédiée aux violences conjugales.
On finance la surveillance, pas le soin. L’ordre avant la vie. La matraque avant l’écoute.
Féminicide et culture du viol en Limousin
- Décembre 2024 : dans la Creuse, une femme assassinée par son conjoint, après 2 plaintes…
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