Lorsque les températures extérieures augmentent (pour dépasser les 35 °C comme on le voit de plus en plus souvent, même en Europe), des efforts inhabituels sont nécessaires au corps pour s’adapter, au risque d’entraîner une grande fatigue…
L’être humain fonctionne sous certains aspects comme « système thermique » : il échange en permanence de la chaleur avec son environnement, et sa physiologie génère la production d’une centaine de watts de chaleur qu’il doit rejeter, pour maintenir de façon très précise sa température entre 36 et 37,5 °C, quelles que soient les conditions climatiques qui l’entourent.
Les transferts de chaleur (par conduction, convection et rayonnement) étant d’autant plus efficaces que l’écart de température entre la source et l’environnement est important, il est facile pour le corps de rejeter la chaleur qu’il produit lorsque les températures extérieures sont faibles…
Mais lorsque l’extérieur est à haute température, ce rejet devient beaucoup moins efficace, et le corps doit donc mettre en œuvre un nouveau type d’échange : l’évaporation de la sueur, très efficace thermiquement mais qui demande un apport de l’eau digérée par le corps jusqu’à la surface de l’épiderme. Un transfert qui requiert des efforts supplémentaires…
Ces modifications physiologiques liées aux hautes températures de l’environnement ont des conséquences importantes : le nombre de décès annuel imputé aux vagues de chaleur et plus généralement aux températures élevées ne cesse d’augmenter, en lien avec le réchauffement climatique.
Pour lutter contre les surchauffes, nous utilisons à l’intérieur des bâtiments de plus en plus de climatiseurs. Dans le monde, le nombre d’appareils installés a plus que doublé depuis 1990 et la tendance à l’implémentation de ces systèmes est en constante progression. Dans les véhicules, la tendance est similaire.
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Auteur: Nolwenn Le Pierrès, Professeure des Universités en énergétique, Université Savoie Mont Blanc

