L’agence onusienne relève que des lois, des réglementations et des contrôles nationaux plus stricts pourraient aider ces pays à tirer davantage profit des marchés du carbone et à soutenir le développement durable.
Le Rapport 2024 sur les pays les moins avancés (PMA) souligne que les PMA peuvent utiliser des projets de marchés du carbone pour soutenir leur développement s’ils sont bien gérés. Cela permettrait également à ces pays de contribuer aux objectifs mondiaux de zéro émission nette et à l’action en faveur du climat.
Les PMA ont été parmi les premiers à participer aux marchés du carbone, mais leur influence est actuellement limitée en raison de la petite taille de leurs économies et des défis qu’ils affrontent en matière d’infrastructure, de technologie et de capacité institutionnelle.
Une valeur marchande d’environ 403 millions de dollars
Les marchés du carbone sont des plateformes où s’achètent et se vendent des crédits carbones, c’est-à-dire des permis permettant de compenser une quantité spécifique d’émissions de carbone. En participant à ces marchés, les pays vendeurs peuvent gagner des revenus et contribuer à l’action climatique en compensant les émissions des acheteurs.
Bien que les PMA participent aux marchés du carbone, leurs revenus financiers restent modestes par rapport à des sources de financement plus importantes telles que l’aide au développement, l’investissement direct étranger et les envois de fonds des travailleurs.
En 2023, la valeur marchande des crédits carbone des PMA était d’environ 403 millions de dollars, ce qui ne représente qu’environ 1 % du total de l’aide bilatérale au développement vers les PMA. Les PMA ayant besoin de 1.000 milliards de dollars par an pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, les marchés du carbone ne peuvent à eux seuls combler ce déficit de financement, mais peuvent apporter un soutien financier…
Auteur: Nations Unies FR

