La Communauté Emmaüs du Relecq-Kerhuon près de Brest fête en 2026 ses 70 ans !

J’ai 71 ans et ça fait trente-trois ans que je suis là. Ici, à Emmaüs, on apprend à être humble. Annie L’Eost, bénévole à Brest (Finistère), trie les chaussures avec Marie-Claude Menez, 80 ans. Elle, elle ne se souvient plus trop depuis combien de temps elle consacre du temps à la communauté. Mais cela se compte en décennies. Les deux copines ont une pièce réservée dans ce qu’on appelle le ranch, sur le site du Relecq-Kerhuon. Un bâtiment qui accueillait des compagnons dans le passé, mais qui n’est plus adapté. Dans leur quartier général, elles stockent, trient, étiquettent les paires de chaussures. On ne garde que celles qui sont en bon état, témoigne Annie L’Eost. Les baskets de marque sont mises de côté pour les grandes ventes. Les plus belles valent entre 15 € et 35 €. Les autres prix oscillent entre 2 € et 4 €.

180 bénévoles

Ces deux bénévoles, petites mains de l’association, en ont vu des changements depuis leur arrivée. Au départ, les compagnons étaient essentiellement des hommes qui venaient après un accident de vie : divorce, chômage, alcool. Maintenant, il y a des femmes et des enfants. Des migrants qui viennent d’autres pays. Ils sont issus de 21 nationalités différentes. C’est ça la force de l’association : cette capacité à s’adapter à l’évolution de la société, et à se remettre en question. L’esprit d’ouverture est une condition pour faire partie de l’association qui compte entre 150 et 200 bénévoles selon les périodes. Ils sont 180 aujourd’hui : 120 à Brest, 30 à Plougastel-Daoulas et 30 à Morlaix.Ce qui motive les deux femmes à venir deux ou trois demi-journées par semaine à Emmaüs, ce sont les relations humaines. Manger ensemble, partager de bons moments, aider et s’engager, disent-elles pêle-mêle. Se rendre utile aussi. Marie-Claude Menez a endossé des responsabilités par le passé. Elle s’est occupée de la trésorerie, a fait…

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Auteur: Claude Morizur