Dans les universités, une prise de conscience grandissante quant à l’emprise des banques polluantes
Les banques polluantes, qu’est-ce que c’est ?
Les grandes banques françaises sont nombreuses à placer leur argent – ou plus exactement, le nôtre – dans des entreprises ou des projets nocifs pour l’environnement, le climat et les droits humains. En France, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE) financent, encore aujourd’hui, des entreprises qui développent des projets de pétrole et de gaz. Pourtant, la communauté scientifique rappelle que la sortie des énergies fossiles est indispensable pour tenter d’enrayer les conséquences des dérèglements climatiques. En clair, ce sont en partie cette poignée de banques françaises qui assurent le financement d’entreprises se trouvant derrière de véritables bombes climatiques – telles que Total.
Les mobilisations étudiantes, ou quand la jeunesse refuse le monde d’hier
Les universités et grandes écoles cachent un terreau propice à la mobilisation et à l’instauration d’un rapport de force entre d’une part les étudiant·es et d’autre part les banques et autres entreprises polluantes qui investissent le champ universitaire. Cette mainmise sur le monde universitaire par des des entreprises pétro-gazières ou des banques qui les soutiennent se manifeste de différentes manières : financement de week-ends d’intégration, intervention dans des cours magistraux, siège dans le conseil d’administration de l’école… D’année en année, ces entreprises redoublent d’imagination pour s’immiscer dans les parcours étudiants et ainsi familiariser les étudiant·es – aussi perçu·es comme de potentiels client·es voire de futurs salarié·es – à des valeurs se trouvant en réalité aux antipodes de la lutte pour la préservation du vivant.
En France, les étudiant·es mobilisé·es ont déjà obtenu des victoires…
Auteur: Julia Orain

