Pour faire face aux bouleversements environnementaux actuels, La France insoumise (LFI) promet de sortir les grands moyens : le 23 août, lors de son discours de clôture des universités d’été du parti, Jean-Luc Mélenchon a annoncé son intention de mettre en place une « conscription écologique ». « Nous envisageons une garde régionale de la sécurité civile, a développé le candidat insoumis à l’élection présidentielle, notamment pour être certain de pouvoir venir en renfort efficace des équipes permanentes dans les épisodes de crise. Une garde constituée par conscription. Pourquoi la conscription écologique ? Pour garantir de pouvoir mobiliser en masse une réserve nombreuse et formée. »
Cette conscription, nous détaille Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne, aurait une durée de neuf mois, concernerait les jeunes de moins de 25 ans, et serait rémunérée au salaire minimum (Smic). « On a besoin d’avoir des gens formés face aux inondations ou aux mégafeux : il s’agit de répandre ces qualifications dans l’ensemble du corps social pour pouvoir réagir aux événements extrêmes », explique le député.
9 mois, pour les moins de 25 ans,
rémunérés au Smic
La participation ne se ferait pas qu’au sein des institutions de l’État : les insoumis prévoient que, sur les neufs mois, un ou une participante puisse bénéficier de différentes formations ou rejoindre des associations d’intérêt général — qui verraient arriver des cohortes de volontaires rémunérés par l’État. La conscription des insoumis implique aussi un bilan de santé, une révision des capacités de lecture et de calcul, et une formation au permis de conduire. Et il ne s’agirait d’une conscription que de nom, insiste le député, puisqu’« elle respecterait entièrement l’objection de conscience », autrement dit le fait de refuser de participer au dispositif.
« Il s’agit d’une intuition de…
Auteur: Nicolas Celnik
