« Bis repetita ne placent pas toujours » (1), disait César à Gergovie, selon René Goscinny (Le Bouclier arverne, 1968). Pourtant, à comparer les processus conduisant aux sacres épiscopaux de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) en 1988 et 2026, on pourrait penser le contraire.
De 1979 à 1988, Mgr Lefebvre s’oppose de plus en plus à Jean-Paul Ⅱ. Si on le suit, l’encyclique Redemptor hominis (1979), d’inspiration teilhardienne, ignore le baptême comme condition du salut.
De plus, le code de droit canonique (1983) enracinerait les déviations ecclésiologiques de Vatican Ⅱ en les établissant comme normes ; lors de la renégociation du concordat avec l’Italie, l’Église renonce au règne social du Christ en abandonnant le statut de religion d’État du catholicisme (1984).
Enfin, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, et spécialement la rencontre d’Assise (1986), rendraient l’appartenance à l’Église catholique non indispensable au salut et feraient participer à des cultes adressés à des faux dieux.
Un éphémère apaisement
L’archevêque émérite juge ainsi que tout confirme que Vatican Ⅱ et son application institutionnalisent le modernisme dans l’Église avec la complicité et le soutien actif du pape et des évêques, qui deviennent ainsi des anti-Christs. Ses tendances apocalyptiques se renforcent, soutenues par des révélations privées (Mariana de Jesús Torres de Quito, Mélanie Calvat de La Salette, Lucia dos Santos de Fatima).
À partir de 1984, il pense que l’Église est entrée dans une Passion comparable à celle du Christ, préalable à la fin des temps. Sans l’exprimer formellement, il estime que l’Église catholique bascule dans l’apostasie et que seuls la FSSPX et ses alliés maintiennent les authentiques fois et sacrements catholiques.
Vingt ans après, l’apaisement lié à la libéralisation de l’usage du rite latin dans sa forme de 1962…
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