Fanny Parise est anthropologue, spécialiste des mondes contemporains et de l’évolution des modes de vie. Elle a consacré la dernière décennie à étudier les phénomènes de renouveau de la consommation.
Bonjour Fanny, merci d’avoir accepté cette interview. Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier d’anthropologue, et en quoi il est indispensable pour comprendre la société dans laquelle nous sommes aujourd’hui ?
L’anthropologie, c’est l’étude de l’Homme et des sociétés. Etre anthropologue, c’est s’intéresser à la diversité des cultures au prisme de l’unité de l’Homme afin de réduire l’altérité entre « nous » et les « Autres ». Le métier d’anthropologue consiste à aller à la rencontre des « Autres » afin de comprendre qui ils sont et comment ils vivent.
Concrètement, il s’agit d’avoir recours à une méthodologie d’observation qui s’appelle l’ethnographie : on observe et on recense tout ce que l’on voit, comme la manière de parler des personnes, leur manière de s’habiller, la forme de leurs interactions sociales, l’ambiance des espaces publics, etc. Ensuite, on tente de trouver une logique sociale à ce que l’on a observé, c’est ce que l’on appelle l’ethnologie. Et enfin, on fait des comparaisons pour mieux comprendre ce que l’on a vu et analysé en allant chercher d’autres groupes d’individus qui, dans des contextes sociaux et culturels différents, agissent suivant un principe similaire.
Tout ça pour dire, que le métier d’anthropologue c’est d’aller à la rencontre des gens, de passer du temps avec eux, pour grâce à eux, mieux comprendre certains aspects de notre société. Dans un contexte de permacrise comme celui que nous traversons, l’anthropologie permet d’apporter des réponses complémentaires, souvent dérangeantes, vis-à-vis des nouveaux récits qui s’installent. L’anthropologie ne doit pas dire ce qui est bien…
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Auteur: Bon Pote

