C’est un sujet dont il fut très peu question pendant la campagne des législatives. Chacun dans leur couloir respectif, le Nouveau Front populaire, Ensemble et l’extrême droite ont à peine évoqué l’idée. Mais depuis les résultats du second tour et la perspective d’une France « ingouvernable » due à la faible majorité relative arrachée par la gauche, l’idée progresse. Et pourrait bien s’imposer dans le débat public. Face à un présidentialisme exacerbé et une forte demande des citoyens de participer à la chose publique, la petite musique institutionnelle revient. N’est-il pas venu le temps de se pencher, enfin, sur cette Ve République ? Voire de former une assemblée constituante pour la transformer et réécrire la norme suprême, vieille de 66 ans ?
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Cette question était au cœur du logiciel insoumis lors des élections présidentielles de 2017 et de 2022. À cette dernière, Jean-Luc Mélenchon promettait, une fois élu président, de convoquer un référendum en utilisant l’article 11 de la Constitution pour engager le processus constituant. L’enjeu : réunir des citoyens, débattre de l’inscription de nouveaux droits, tenir à distance les intérêts privés, rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif et le législatif. Ces mesures ont été retenues dans le programme du Nouveau Front populaire. Mais elles figurent dans le chapitre « Les mois suivants », et non dans celui des fameux « 100 premiers jours ». Instaurer la proportionnelle et le référendum d’initiative citoyenne (RIC), « revitaliser le Parlement », abroger l’article 49.3… Ces propositions sont restées en sourdine.
Alignement de…
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Auteur: Hugo Boursier

