« C’est comme une climatisation naturelle »: face au réchauffement climatique, certains architectes et maçons reviennent en France depuis plusieurs années vers les techniques ancestrales du bâti en terre crue, qui présentent l’avantage de protéger des fortes chaleurs et d’émettre peu de CO2.
Sous le dur soleil d’août, des ouvriers ramassent la terre stockée sous une bâche et l’introduisent dans une machine d’où elle ressortira sous forme de gros blocs solides. Ici, la municipalité de Montanay, en banlieue de Lyon, fait rénover et agrandir une ancienne ferme en pisé pour en faire une médiathèque.
Et contrairement aux ouvriers qui suent à grosses gouttes, les futurs lecteurs seront préservés de la chaleur.
« Grâce à la technique du pisé, on est sur un bâtiment qui va de lui-même garantir une fraîcheur et un confort intéressant », explique à l’AFP Camille Announ, dirigeant de l’entreprise Le Pisé, qui réalise la maçonnerie des travaux.
Cette technique « ancestrale », très répandue en Rhônes-Alpes jusqu’au début du 20e siècle du fait de la composition des sols, consiste à construire des murs en terre crue bien tassés avec des couches successives d’une dizaine de centimètres de hauteur, qui sècheront au soleil.
L’épaisseur des murs – environ 50 cm – et l’inertie thermique du matériau permettent un « effet tampon en cas de fortes chaleurs », explique Camille Announ, si bien qu’il fera aussi frais en été dans un bâtiment en pisé que dans une maison en pierre.
Mais « toutes les constructions en terre crue » bénéficient d’un autre atout: « la régulation hygrothermique », explique le maçon. Concrètement, les murs en terre crue, ce « matériau vivant », ont le pouvoir de capter le surplus d’humidité en hiver et de…
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Auteur: AFP

