La Coordination rurale (CR) s’est autoattribué la position de « premier syndicat agricole français » dans un communiqué du 30 juillet. Le syndicat proche de l’extrême droite appuie sa revendication sur la nouvelle répartition des subventions publiques versées annuellement aux organisations syndicales d’exploitants agricoles. Plus de 4 millions d’euros lui ont été attribués, contre 3,8 millions pour la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, syndicat majoritaire et productiviste), 3,7 millions pour les Jeunes agriculteurs (JA, proche de la FNSEA) et 2,6 millions pour la Confédération paysanne, prônant l’agriculture paysanne.
Cette distribution des aides publiques est basée sur les résultats des élections aux chambres d’agriculture de janvier. La Coordination rurale y a décroché 29,85 % des voix. Jusqu’ici hégémonique, le duo majoritaire composé de la FNSEA et des JA a chancelé. Seule leur alliance leur permet de cumuler 46,70 % du suffrage et 7,5 millions de subventions.
En conséquence, la Coordination rurale demande « [la] représentation légitime de la CR dans toutes les instances du monde agricole (notamment les Safer ou le Cese), au niveau national, comme au niveau européen, [la] fin de la cogestion de fait entre l’État et la FNSEA, [la] prise en compte réelle par les médias du pluralisme du monde syndical agricole ».
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