Oulan-Bator (Mongolie), reportage
Il y aura bien une COP18 sur la lutte contre la désertification, dans environ deux ans, à Charm el-Cheikh, en Égypte. Cela n’a l’air de rien, mais pour les négociateurs présents à la COP17 d’Oulan-Bator (Mongolie), qui s’est achevée le 28 août, c’est un soulagement : « On a sauvé la COP », glisse une source diplomatique aux yeux cernés.
Aucune décision concrète ne ressort pourtant de ces quinze jours de négociations. L’un des points les plus incertains était le financement de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Les négociateurs étasuniens étaient arrivés en Mongolie avec l’objectif de baisser la contribution des pays : « On aurait perdu des gens qui travaillent tous les jours sur cette Convention, détaille cette même source. Mécaniquement, cela aurait mené à sa fin. » Finalement, sur cet enjeu crucial, les États-Unis ont changé d’avis : la Convention maintient son budget, autour de 10 millions d’euros par an.
L’autre grand sujet de cette COP : la sécheresse. Lors de la COP16, qui s’était déroulée en Arabie saoudite en 2024, les pays n’avaient pas réussi à se mettre d’accord sur un cadre contraignant, pourtant réclamé par les pays africains. Même résultat lors de cette COP17 : les États ont choisi… d’en reparler à la COP18. « La création d’un instrument mondial sera rediscutée dans deux ans, assure Yasmine Fouad, la secrétaire exécutive de la Convention. Cette décision donne aussi mandat à mon secrétariat de poursuivre le travail sur les moyens à mettre en œuvre : cela signifie que nous souhaitons transformer ces plans en projets concrets. »
Plusieurs chèques et fonds ont été annoncés (mélangeant argent public et privé), notamment 1,3 milliard de dollars pour la restauration des terres, à travers 45 projets dans 23 pays. Il faut toutefois rappeler que la Convention des…
Auteur: Étienne Cholez
