Le golfe de Guinée – une région côtière qui s’étend du Sénégal à l’Angola – est doté de vastes réserves d’hydrocarbures, de minéraux et de ressources halieutiques. Il s’agit également d’une voie importante pour le commerce international, ce qui le rend essentiel au développement des pays de la région.
Cependant, pendant longtemps, les pays du golfe de Guinée n’ont pas surveillé correctement ce qui se passait dans leurs eaux. Cela a permis aux menaces pour la sécurité en mer de se développer. Parmi ces menaces, figurent la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, le trafic de drogue, la piraterie et les vols à main armée, ainsi que le déversement de déchets toxiques.
Par exemple, en 2020, le Bureau maritime international a signalé que la région avait connu le plus grand nombre d’enlèvements d’équipages jamais enregistré : 130 membres d’équipage enlevés lors de 22 incidents. En 2019, 121 membres d’équipage ont été enlevés lors de 17 incidents.
Des mesures régionales sont prises pour contrer ces menaces. En 2013, les chefs d’État ont signé le code de conduite de Yaoundé – une déclaration visant à travailler ensemble et à faire face aux menaces. Cela a également entraîné la mise en place d’un grand centre, connu sous le nom d’Architecture de Yaoundé (composé de différentes divisions), qui coordonne et partage les informations sur ce qui se passe en mer.
Depuis la signature du code de conduite de Yaoundé en 2013, des progrès ont été réalisés. Comme nous l’avons constaté dans une nouvelle étude, les outils technologiques ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre les menaces à la sécurité en mer dans les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
Par exemple, le Nigeria a été désigné comme un foyer de la piraterie mais, en 2022, il a été retiré de la liste grâce, en grande partie, à l’utilisation de la technologie.
Les outils technologiques ont permis aux pays…
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Auteur: Ifesinachi Okafor-Yarwood, Lecturer, University of St Andrews

