La cote de rendement au collégial (CRC), généralement appelée cote r, obsède les cégépiens et à juste titre : il est un élément central dans le processus de sélection des étudiants lors de leur admission à l’université.
Il est largement reconnu que cet indicateur peut avoir une incidence considérable sur l’insertion professionnelle et le choix de carrière d’une personne étudiante. Par contre, bien que la cote r constitue un levier important fréquemment utilisé au sein du réseau universitaire afin d’admettre les étudiants dans les programmes contingentés (médecine, droit, psychologie, etc.), différents enjeux et limites peuvent être relevés par rapport à la mise en application de ce système de mesure.
En tant que professeur-chercheur en éducation à l’Université du Québec à Rimouski, j’ai eu l’occasion de travailler ces dernières années avec une diversité d’acteurs du réseau collégial. Cette collaboration a constitué la bougie d’allumage d’une réflexion sur les modalités d’utilisation de la cote r au sein du réseau d’enseignement post-secondaire.
Le fonctionnement du système d’attribution de la cote r
L’attribution de la cote r se fait en comparant les résultats qu’un étudiant a obtenus à chacun de ses cours avec ceux des autres étudiants ayant cheminé au sein des mêmes groupes classes.
Pour ce faire, deux indicateurs sont considérés, soit : la cote Z et l’indicateur de force du groupe (IFG). Essentiellement, la cote Z est établie en référant à la distribution normale des données (communément appelée la courbe de Gauss) au sein d’un échantillon de résultats.
Wikipédia | Nusha, CC BY
En jetant un œil à la figure ci-dessus, le point central de la courbe normale de distribution des données correspond à la moyenne des…
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Auteur: Thomas Rajotte, Professeur en didactique et orthopédagogie des mathématiques, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

